21 avril 2019

Le Jury 2019 : Les portraits

Chaque année, un jury de professionnels du cinéma a pour mission d’élire les films gagnants, excepté le « Court de cœur du public », élu par les spectateurs lors des deux premières projections. Le jury de l’édition 2019 choisira ainsi les réalisateurs vainqueurs pour les prix : Meilleur film français, Meilleur film international et Prix spécial du jury. Il remettra ces prix lors de la Cérémonie de clôture du vendredi 26 avril prochain à la Cinémathèque de Toulouse.

Pour cette 16ème édition, le jury aura le privilège de compter parmi ses membres, six acteurs français de renom et  l’honneur d’être présidé par Daniel Prévost.

DANIEL PRÉVOST

Président du jury

A la fois acteur et comique, il démarre dès le sortir de l’école dramatique de la rue Blanche de Paris, au théâtre aux côtés de Michel Serrault dans « Un certain M. Blot« . Il côtoie quelques temps après le monde du cinéma grâce notamment au film satirique « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » réalisé par son ami Jean Yanne.

Son humour absurde et son côté pince sans rire fait mouche dans ses chroniques pour l’émission « le Petit Rapporteur » de Jacques Martin. Qui ne se souvient pas de ce reportage devenu culte sur la Ville de Montcuq ?

Sa carrière au cinéma prend ensuite son envol dans les années 1990, avec des seconds rôles d’envergure tels que le cheminot Rochard dans « Uranus » aux côtés de Gérard Depardieu, ou bien le contrôleur des impôts Cheval , inoubliable personnage dans « Le Dîner de cons« . Il reçoit pour ce dernier film le César du meilleur second rôle en 1999. On le retrouve à la même époque,  à l’affiche de « Astérix et Obélix contre César » en Prolix et de « La Vérité si je mens ! 2« en directeur de supermarché.

Quelques années plus tard, on découvre Daniel Prévost dans des rôles dramatiques, aux antipodes de son registre comique habituel comme dans « René Bousquet ou le grand arrangement » de Laurent Heynemann ou « Monsieur Joseph » de Olivier Langlois. Il enchaîne par la suite des films à grosse production tels que un « Les Invincibles » de Frédéric Berthe, à nouveau aux côtés de Gérard Depardieu, « Un Homme et son chien » de Francis Huster, avec Jean-Paul Belmondo ou « Lucky Luke » de James Huth. Depuis 2009, on a le plaisir de l’apercevoir sous les traits de Monsieur Moucheboume, dans la saga du « Petit Nicolas » adapté au cinéma par Laurent Tirard.

 

MATHILDE BISSON

Actrice française, elle est avant tout originaire de Toulouse ! Après avoir intégré le Conservatoire de Bordeaux en 2005, elle continue sur sa lancée en intégrant le Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris. Dans un premier temps, elle s’illustre principalement dans des pièces de théâtre telles que « Le conte d’Hiver » de Shakespeare ou bien « C’est tout » de Marguerite Dumas. Ensuite, à la fin des années 2010, Mathilde Bisson débute sa carrière d’actrice grâce aux courts-métrages de Vincent Cardona. Très vite, son talent est remarqué. Elle fait alors une apparition dans la série « Engrenages » de Canal + puis se fait connaître grâce à son rôle de Lou dans la série d’Arte « Xanadu » aux côtés de Nora Arzeneder. 

On la retrouve ensuite dans des films tels que » La Jalousie » avec Louis Garrel en 2013, dans « Jamais le premier soir » auprès d’Alexandra Lamy et Mélanie Doutey ou « La mante religieuse » aux côtés de Mylène Jampanoï en 2014.
De 2015 à 2017, l’actrice toulousaine interprète Antonia pour la pièce de théâtre « Fleur de cactus« , mise en scène par Michel Fau. Rôle pour lequel elle est nommée au Molière de la révélation féminine en 2016.
La même année, elle joue dans le court-métrage de Laetitia Casta « En moi » et sa performance dans le film « Au plus près du soleil » d’Yves Angelo lui vaudra d’être nommée parmi les actrices « Révélation » aux César 2016.

Dans son dernier rôle en date, Mathilde Bisson prête ses traits à Brigitte Bardot pour la pièce « Moi non plus » de Bertrand Soulier, mise en scène par Philippe Lellouche au Théâtre de la Madeleine.

 

MARIE BUNEL

Comédienne française à la formation américaine, elle a suivi les cours du Lee Strasberg Institut de Los Angeles et du Centre américain de Paris, sous l’enseignement de Blanche Salant. Au cinéma d’abord, elle débute sa carrière en 1977 dans le film « L’Hôtel de la plage » de Michel Lang. Elle tourne successivement avec Claude Chabrol pour « Le sang des autres » et « Une affaire de femmes« , avec Robert Enrico pour « La révolution française« , Guy Pinon pour le film « Suspens » ou encore Jean-Pierre Ameris pour « Le bateau de mariage« . Sa collaboration avec John Lvoff lui permet d’être nommée au César du meilleur espoir féminin en 1995 pour son rôle dans « Couples et amants« .

Après de nombreux autres films, on retrouve Marie Bunel dans le rôle de Violette Morhange dans « Les Choristes » de Christophe Barratier et également dans « La nouvelle guerre des boutons » du même réalisateur. En 2013, l’actrice interprète le rôle d’Arlette Durand aux côtés de Guillaume Canet dans « Jappeloup » de Christian Duguay. Parallèlement au 7ème art, elle s’illustre dans de nombreuses pièces de théâtre mais aussi téléfilms et séries telles que « Tunnel« , « Joséphine Ange Gardien » ou « Un Village français« .

Plus récemment, on retrouve Marie Bunel sur grand écran dans « C’est beau la vie » où elle donne la réplique à Gérard Jugnot. Prochainement, elle sera à l’affiche de « Le Daim » de Quentin Dupieux aux côtés de Jean Dujardin.

 

LAURENT GAMELON

C’est dans Le Petit Théâtre de Bouvard que Laurent Gamelon débute sa carrière de comédien à l’âge de 22 ans. Le cinéma lui ouvre ses portes en 1985 quand le comédien se voit offrir le rôle d’un professeur d’EPS dans « P.R.O.F.S », un film de Patrick Schulmann. Il enchaîne ensuite de nombreux seconds rôles dans des films à succès. On le retrouve notamment dans les films de Veber : « Le Placard », « Tais-toi ! » ou encore « La Doublure ».

Durant toute sa carrière, il n’en oublie pas pour autant ses premiers amours et revient fréquemment sur les planches. On l’a vu à l’affiche de la nouvelle version du « Diner de cons » en 2007 ou encore dans « Les Nouvelles brèves de comptoir », en tournée en 2010 et 2011.

Sa voix atypique lui vaut aussi le doublage de Mufasa dans « Le roi Lion 2″, animé qui a marqué l’enfance de l’équipe de Concours de courts.
Mais Laurent Gamelon devient surtout un grand visage du petit écran français, notamment grâce à ses rôles dans les séries « Clem » et « Diane, femme flic« .

 

ATMEN KELIF

L’acteur français est originaire d’Albi et c’est dès l’enfance qu’il découvre la comédie grâce au théâtre local. Atmen Kelif suit ensuite les Cours Florent, puis, rejoint le Conservatoire d’art dramatique. 
Il se fait d’abord connaître grâce aux sketchs “Les Deschiens” de Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff. L’acteur fait sa première apparition au cinéma en 1995, dans “Marie-Louise ou la permission”. Dans les années qui suivent il confirme son talent pour la comédie avec “Barracuda” de Philippe Haim, “Vive la République !” d’Eric Rochant, “Merci mon chien” de Philippe Galland et “La Bostella”, d’Edouard Baer. En 2011, il participe au film “Minuit à Paris » réalisé par Woody Allen. Plus récemment il est à l’affiche du film “Je ne suis pas un homme facile”, disponible sur Netflix.

Atmen Kelif apparaît aussi sur petit écran. Il a notamment tenu le premier rôle dans « L’Affaire Ben Barka » de Jean-Pierre Sinapi. Mais on le retrouve surtout dans plusieurs séries françaises telles que « Le Bureau des légendes”, « Cassandre » ou encore « Scènes de ménages”. En 2017, il rejoint le casting de « Demain nous appartient » pour le rôle de Bilel Beddiar aux cotés de Ingrid Chauvin et Laure Killing.

 

LAURE KILLING

L’actrice française a débuté sa longue carrière, il y a près de 30 ans, par des publicités aux côtés de Jean-Paul Rappeneau et Serge Gainsbourg. Celles-ci l’ont amené à la télévision grâce à Maurice Dugowson, qui lui offre son premier rôle dans la série “Adieu la vie” en 1985. Bilingue, elle tourne aussi bien en France qu’en Angleterre et apparaît dans plusieurs films et séries diffusés sur la chaîne BBC.

En France, elle se fait remarquer au cinéma grâce à des films comme “Nouvelle Vague” en 1990 ou “L’ours en peluche” en 1994. Après de nombreux autres films, elle tourne notamment dans le long-métrage “Avant l’hiver”, en 2013, où elle y interprète Mathilde, la sœur de Kristin Scott Thomas.

C’est tout de même à la télévision qu’on retrouve principalement Laure Killing. Elle a notamment joué dans les mini-séries “Dolmen”, “Fabio Montale”, “On se retrouvera”, pour ne citer qu’elles. De 2007 à 2008, l’actrice interprète la Procureure Fontana dans la série « Paris, enquêtes criminelles« . Depuis 2017, Laure Killing incarne Elisabeth Vallorta dans la série à succès de TF1 « Demain nous appartient« .

 

FRANÇOIS MARTHOURET

Il débute sa carrière en tant qu’acteur sous la caméra de Costa Gavras dans « L’Aveu » en 1970. Puis, il se fait connaître à la télévision pour ses rôles dans de nombreux téléfilms » l’Affaire Dreyfus« , « Bonjour tristesse« , « Balzac« , « La Bicyclette bleue« , « Callas et Onassis« , « L’Affaire Villemin » et séries policières françaises, telles que « Navarro« , « Les Cordier, juge et flic », » Boulevard du Palais« . Il fut notamment remarqué pour son rôle d’ex-mari dans « Julie Lescaut ». 

L’acteur a réalisé de nombreux doublages pour le cinéma. Il est la voix de John Malkovich et de John Hurt mais aussi celle de Bill dans « Kill Bill« ,de Sir Alistair dans « Good morning England » ou bien encore le grand prince de la forêt dans « Bambi« . Depuis 1996, il est le fameux narrateur de la série documentaire « Architectures » sur Arte.

En parallèle, François Marthouret est également réalisateur puisqu’il a d’abord réalisé trois téléfilms avant de proposer un premier long métrage en 2015 intitulé « Port au Prince« . Depuis ses débuts de comédien, on le retrouve aussi sur les planches de théâtre où il joue aussi bien qu’il met en scène des pièces de Le Clézio ou Shakespeare pour ne citer qu’elles.